Patrick Ridremont: "J’ai voulu être gynéco, avocat et puis… comédien"

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Comédien, c’est une vocation depuis tout petit?

Pas du tout. Pour une raison curieuse, je voulais mettre au monde les enfants de ma maman et donc devenir gynéco. Ensuite, en regardant des films, j’ai voulu devenir avocat. Enfin, vers 12-13 ans, j’ai attrapé le virus théâtral, et il ne m’a plus jamais quitté! C’est là que j’ai su que je voulais être comédien.

Et vous l’êtes devenu…

J’ai eu la chance d’avoir un environnement familial propice. Mes parents ne m’ont pas demandé, comme beaucoup le font pourtant, de d’abord suivre des études pour exercer «un vrai métier». Car comédien, c’est un vrai métier! C’est vrai qu’il n’existe aucune certitude, mais c’est de plus en plus le cas dans d’autres domaines. Si le théâtre n’est pas un caprice d’enfant, il faut le laisser tenter sa chance. Car après, c’est trop tard…

Tous ceux qui veulent devenir comédiens peuvent y arriver?

Je crois que le métier de comédien se base sur la passion. Et il existe plein de dérivés passionnants. Si on ne parvient pas à percer comme comédien, on peut devenir metteur en scène, assistant, critique… Il y a donc des métiers possibles!

Comment êtes-vous arrivé là où vous êtes aujourd’hui?

Ce qui est important, c’est ce qui se passe après l’école. Des opportunités se sont présentées et je les ai saisies. C’est mon travail qui a fait ce que je suis aujourd’hui. Vous savez, j’entends trop souvent des personnes dire «jamais je ne ferai ça». Et pourtant, entre une opportunité et le chômage… il faut choisir l’opportunité.

Vous conseillez de ne pas être trop exigeant au début?

Je n’ai jamais fait la fine bouche. Mon premier rôle n’avait même pas de nom. C’était «le garçon». Ce sont des rôles que beaucoup de jeunes refusent aujourd’hui. Et puis, quand ils se rendent compte qu’ils auraient dû accepter, c’est trop tard… Je conseillerais d’être heureux dans ce que l’on fait plutôt que de se dire qu’on ne sera heureux que dans tel ou tel cas. Tant mieux si on exerce le job de ses rêves. Mais le plus important pour moi, c’est de travailler dans un environnement agréable.

Quel a été votre parcours à la sortie de l’école?

Il fallait que je travaille. J’ai donc bossé dans l’horeca. Puis je me suis rendu compte que ma voix n’était pas trop mal, alors j’ai travaillé dans des pianos-bars. J’ai ensuite enchaîné les petits rôles. Ce n’est que vers 30 ans que j’ai acquis suffisamment de crédibilité pour aller trouver des metteurs en scène.

Aujourd’hui, vous êtes satisfait de votre situation?

Je ne pourrais pas être plus comblé! (sourire) On peut toujours rêver de France et d’Amérique, mais je ne pense pas que d’autres choses me reviennent. Je suis très content et fier d’être à mon niveau.

Récemment, vous avez présenté le concours de Miss Belgique. Vous êtes aussi passé par la case «professeur»… Ce n’est pas parfois compliqué de jongler avec toutes vos casquettes?

Je suis multitâche et c’est vrai que c’est parfois compliqué au niveau de l’agenda. D’ailleurs, cette année, j’ai dû renoncer à donner cours à l’IHECS. Après cinq ans, je me suis dit qu’il était temps de penser à moi.

Des projets à venir?

J’ai quelques touches en France pour des téléfilms et séries. Si ça passe, je devrais tourner aux mois de février et mars. En mai, je réalise un film dont je n’ai pas écrit le scénario. J’ai toujours la Ligue d’Impro dont je suis le directeur artistique. Et puis, je me remets aussi à la musique. Et ça va le faire! (rire)

Vous ne vous arrêtez jamais!

J’aime beaucoup essayer des choses. Quand on atteint un certain âge, l’échec n’est pas un problème. La promenade est belle, c’est ce qui compte. J’aime bien ma promenade, qu’elle me conduise au sommet de l’Everest ou au signal de Botrange.

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