L'intérim a le vent en poupe !

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Il s’adresse aujourd’hui à tout le monde et constitue un excellent moyen d’acquérir de l’expérience.

Souvent décrié et considéré comme le parent pauvre du travail, l’intérim a autrefois souffert d’un net déficit d’image. Celle-ci semble pourtant évoluer favorablement, en corrélation directe avec certains impacts positifs de l’intérim sur le marché du travail, particulièrement pour les jeunes. JobsRégions a réuni un panel de professionnels du secteur pour dresser un état des lieux de la problématique. En voici quelques extraits :

« Le statut unique a évidemment eu un impact positif sur le secteur de l’intérim. Mais la tendance était déjà positive avant l’adoption de cette mesure, principalement à cause de la période économique incertaine, qui poussait les employeurs à réfléchir à deux fois avant d’engager quelqu’un à long terme. »   Cette explication de M. Laurent Lemmens, Directeur chez Konvert Intérim pour la Wallonie et BXL, résume bien là conjoncture du secteur de ces dernières années. Propos confirmés par Mme Elin De Vits, Advisor media relations & external communication chez Randstad Group :

RECORD D’INTÉRIMAIRES

« Jamais il n’y avait eu autant d’intérimaires au travail qu’en 2015. Depuis la crise de 2007-2008 les entreprises restent toutefois prudentes lorsqu’il s’agit d’engager du personnel. Mais la situation s’améliore. » Contrairement à une idée parfois répandue, la crise économique a aussi impacté négativement le secteur de l’intérim. Elle a également produit des effets à la fois positifs et négatifs : « Cette crise a été un accélérateur de prise de conscience par les entreprises de la nécessité de flexibilité dune partie de leur personnel. Cette flexibilité permet conjointement aux employeurs de maîtriser leurs coûts et d’ouvrir les portes des entreprises aux travailleurs. Je rappelle tout de même que 45 % des intérimaires décrochent un contrat fixe » ajoute M. Vincent Wuilmart, Operations Leader chez Trace. Francie-Laurie De Clercq, Business Developer chez Ago Jobs & HR travaille dans le secteur depuis longtemps et nous éclaire sur son évolution:

UN ACCÈS À L’ENTREPRISE

« Le secteur est moins diabolisé qu’il y a quelques années. L’intérim, en plus de pourvoir aux remplacements ponctuels, et aux missions à durée limitée, est devenu avant tout une porte d’entrée vers l’emploi à plus long terme. Les entreprises s’investissent aujourd’hui beaucoup plus dans la formation des intérimaires, dans le but de les engager après avoir testé leur adaptation à l’entreprise et à ses activités.

 

« 45 % des intérimaires décrochent un contrat fixe » selon Federgon

 

L’INTÉRIM S’ADRESSE À TOUS

S’il était encore principalement orienté vers le monde ouvrier il y a une quinzaine d’années, l’intérim s’adresse aujourd’hui à tous les types de profils : « De plus en plus d’universitaires ont le réflexe de venir s’inscrire, alors qu’avant l’intérim était dévolu aux ouvriers. » confirme M. Lemmens. Cette tendance semble partie pour s’amplifier et se vérifie dans les chiffres, comme nous le rappelle Mme De Vits:

50% DES DEMANDEURS

« L’évolution la plus remarquable est que plus de la moitié des demandeurs d’emploi sont aujourd’hui inscrits dans une agence d’intérim. Le travailleur intérimaire type n’existe plus. 33,9% ont moins de 25 ans, 15,6% ont plus de 45 ans. 35,7% ont un diplôme de l’enseignement supérieur, 43,6% ont obtenu un diplôme d’humanités supérieures, 20,7% ont un diplôme d’humanités inférieures. 36% des intérimaires sont des étudiants, 37% des ouvriers et 27% des employés. Les attentes des candidats varient selon leur profil. »

L’intérim s’adresse donc aujourd’hui à tous et constitue à la fois une voie d’accès privilégiée aux entreprises, et un moyen d’acquérir de l’expérience et des compétences variées dans différents domaines. Alors qu’attendez-vous ? Foncez!

 

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