Les Belges vivent bien leur travail

vie_pro_-_privee.jpg

L’OCDE, l’Organisation de Coopération et de Développement Économique, qui rassemble la majorité des pays développés du monde, a publié mardi dernier à Bruxelles son dernier « Indicateur du vivre mieux». La Belgique y obtient de bons résultats pour de nombreux indicateurs du bien-être. C’est notamment le cas en termes d’équilibre vie professionnelle - vie privée, de salaire ou encore d’éducation. En se basant notamment sur les commentaires du cabinet de recrutement Robert Half, JobsRégions vous offre un aperçu des tendances qui se dégagent de cet indicateur, et tente d’en tirer certaines conclusions.

Un indicateur pertinent ?

Même si la qualité de vie tient notamment du ressenti de chaque individu, il n’en demeure pas moins que certains critères permettent de la mesurer avec une certaine objectivité. C’est ce qu’à tenter de faire l’OCDE en créant un Indicateur du vivre mieux. Cette organisation compte actuellement 35 pays, généralement considérés comme parmi les plus développés du monde, à l’exception notable d’importants pays émergents, notamment ceux rassemblés sous l’acronyme «BRICS» (Brésil - Russie - Inde - Chine - Afrique du Sud). Cet indicateur du vivre mieux se base sur plusieurs variables et critères, notamment liés aux caractéristiques du travail, supposées impacter directement la qualité de vie.

Équilibre vie professionnelle-vie privée

Si l’on prend par exemple le temps de travail, on peut constater que seulement 4,73% des salariés belges travaillent de très longues heures (50 heures ou plus par semaine). La quatorzième place de notre pays prouve que les Belges arrivent à trouver un équilibre entre vie professionnelle et privée. Il s’agit d’un taux beaucoup moins élevé que la moyenne de l’OCDE, qui est de 13%. Une précédente enquête du cabinet Robert Half montrait que 42% des employés belges considèrent cet équilibre entre travail et vie privée comme important pour l’acceptation d’un nouvel emploi. Ce critère semble même tendre à devenir de plus en plus prépondérant, notamment chez la génération Z, très soucieuse de sa qualité de vie. Frédérique Bruggeman, Managing Director de Robert Half Belux, commente ces résultats:

« Les employés sont aujourd’hui davantage ouverts aux nouveaux défis et sont plus prompts à changer d’employeur pour bénéficier de conditions de travail plus intéressantes. Les meilleurs candidats et employés, qui sont d’ailleurs conscients de leur valeur sur le marché, peuvent se permettre de chercher un emploi répondant à toutes leurs exigences.»

22 % des responsables RH belges anticipent une hausse moyenne des salaires de 5 % au cours des 12 prochains mois.

Rémunération élevée

Le salaire est un des aspects important de la qualité d’un emploi. En Belgique, la rémunération moyenne est de 51.916 euros par an. Ici aussi, la Belgique se positionne bien. Elle pointe à la 11ème position au sein de l’OCDE où la rémunération moyenne est de 44.231 euros par an. à titre de comparaison, chez nos voisins directs les rémunérations moyennes sont supérieures au Luxembourg (66.401) et aux Pays-Bas (55.058), mais inférieures en Allemagne (47.360) et en France (44.074). La situation pourrait encore s’améliorer, puisqu’il ressort d’une récente étude de Robert Half que près d’un quart (22 %) des responsables RH belges anticipent une hausse moyenne des salaires de 5 % au cours des 12 prochains mois.

Education moyenne

Près de trois quart (74%) des Belges entre 25 et 64 ans sont diplômés du deuxième cycle secondaire (ou équivalent). C’est moins que la moyenne de 76% au sein de l’OCDE. Toutefois, les élèves belges pointent à la 12ème place en matière d’apprentissages. Ils obtiennent un score satisfaisant pour la compréhension de l’écrit, des mathématiques et des sciences, soit les «connaissances et compétences qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société» . Sur cette thématique, Frédéric Bruggeman insiste particulièrement sur l’importance des langues étrangères: «on ne répétera jamais assez qu’étudier l’anglais et d’autres langues étrangères représente un atout à long terme. La mondialisation de l’économie est un phénomène irréversible et exige la maîtrise de plusieurs langues étrangères. Aujourd’hui, sur le marché de l’emploi en Belgique, celui qui ne maîtrise qu’une seule langue éprouve des difficultés à trouver un emploi et risque même de ne jamais en décrocher un.»

 

Publié :

Retour à la liste