Le débat sectoriel: La grande distribution

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Un secteur plein d’opportunités

 

Avec près de 49 000 emplois (temps pleins et partiels, selon les chiffres de COMEOS, la fédération du commerce en Belgique) pour la seule Wallonie, la grande distribution demeure un important pourvoyeur d’emplois au niveau régional. Nous avons réuni sept professionnels du secteur pour vous en parler.

 
Infiniment plus complexe que la seule partie visible et accessible aux consommateurs, la grande distribution regroupe une multitude de métiers différents. En effet, derrière tous ceux liés à la vente proprement dite, une pléthore d’autres tâches sont indispensables au bon fonctionnement de l’ensemble. 
 
Des fonctions variées
 
Audrey Van Impe, Talent Acquisition Manager (Delhaize), nous détaille cette réalité méconnue: « Les gens associent toujours la grande distribution uniquement aux métiers de la vente, comme les caissiers ou le personnel de rayon, mais il y a tout un support logistique derrière pour permettre à ces magasins de fonctionner. Il y a donc une très grande variété de métiers auxquels les gens ne pensent pas directement: citons entre autres exemples des profils aussi différents que des diététiciens, des architectes, des business analysts ou encore des graphistes. Quel que soit son diplôme, il y a de grandes possibilités de fonctions et de carrière dans la grande distribution. Notre slogan étant d’ailleurs “400 métiers, une même passion”.»
 
 
Le développement du commerce digital implique une augmentation des fonctions nécessaires à la réalisation de la chaîne de processus qui débouchent sur la vente.
 
 
Tendance confirmée par Katia Romano, Responsable recrutement et sélection chez Colruyt Group: « Les supports techniques et logistiques en amont des magasins nécessitent une grande variété de métiers, que les gens imaginent difficilement. Nous disposons par exemple d’une centrale de distribution extrêmement pointue, qui est un vrai bijou de haute technologie. Nous avons entre autres besoin d’ingénieurs électromécaniciens pour la calibrer. Collect & Go, notre service d’achat en ligne a également créé de nouveaux métiers, comme les préparateurs de commande ou gestionnaires de webshop. »
 
Les métiers de la grande distribution revêtent également des attraits communs, comme l’aspect relationnel, la sécurité d’emploi, et les possibilités d’évolution.
 
 
Fabrice Clavie, DRH du groupe Mestdagh nous l’explique : « Ces métiers ne font pas uniquement appel à une intelligence conceptuelle mais également à une intelligence pratique et émotionnelle. Il y a des postes de direction qui sont à l’heure actuelle occupés par des anciens manutentionnaires ou chefs de rayon. Je pense qu’il n’y a plus beaucoup de secteurs où un profil relativement peu qualifié peut se voir offrir de telles possibilités d’évolution. Dans nos recrutements, nous donnons leur chance à beaucoup de types de profils différents et nous recherchons avant tout une attitude, un savoir-être, et une envie. Concernant les postes liés à la vente, il faut évidemment être orienté client: ce sont des métiers vitrine, où les gens représentent l’image et la culture de l’enseigne.» 
 
Déficit d’image
 
Ces métiers ne bénéficient pourtant toujours pas d’une image positive. « Beaucoup de gens ont la vision d’un travail peu confortable, où l’on doit par exemple travailler le samedi. Mais ces métiers offrent la possibilité d’évoluer en équipe, impliquent un travail diversifié où le relationnel est mis en avant et permettent une mobilité et une sécurité d’emploi liées aux nombreux points de vente d’un grand groupe » tempère Mme Romano.
La passion du commerce demeure primordiale: « Il faut générer de l’émotion. Les clients ressentent l’implication et l’enthousiasme du personnel, l’ambiance générale de l’équipe » conclut Thomas de Ganck, Head of employer branding chez Lidl. 
 
Youri Demianoff
 

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