«La STIB, quand on y a goûté, on ne sait plus s’en passer !»

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La société de transport bruxelloise a l’intention d’engager quelque 800 personnes cette année
 
La Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles a récemment franchi le cap des 8.000 collaborateurs. Avec quelque 800 postes à pourvoir en 2016, elle confirme son statut de premier employeur de la Région bruxelloise. 
 
Pour parler de la STIB et des évolutions de carrière possible, Gabriel Balieu est bien placé. Entré dans la société en 2008 comme commis techniques, il est ensuite passé par le poste de gestionnaire de coordination de maintenance, avant de devenir project manager à la direction bus. L’employé connaît donc bien la société, que ce soit sa partie « bureau » ou le terrain. «À l’origine, je ne pensais rester qu’un an. Après 7 ans, je suis encore là. Et dans 10 ans, je le serai probablement toujours. La STIB, quand on y a goûté, on ne sait plus s’en passer !» 
 
Cette année, la société publique de transport compte engager quelque 800 personnes. Une arrivée massive que ne craint pas Gabriel Balieu. «Ici, nous sommes 8.000. Les nouvelles arrivées, ça nous connaît !», sourit-il. Et puis, 800 engagements ne signifient pas 800 travailleurs de plus. «Au final, il n’y aura une croissance que de 200 ou 250 personnes. Beaucoup de recrutements sont réalisés pour combler des départs. » Et que, de son côté, la nouvelle recrue se rassure : une fois engagée, elle profitera d’une session d’accueil, allant d’un jour pour les managers à trois mois pour les chauffeurs. Parmi les profils les plus recherchés, nous retrouvons des ingénieurs (voir ci-dessous) et des chauffeurs de bus et tram. 
 
Les qualités demandées pour un chauffeur de bus sont la résistance au stress, l’empathie et la conscience professionnelle. «Pour un tel poste, vous devez rester huit heures derrière un volant, dans les bouchons de la capitale. Certaines aptitudes sont donc nécessaires», souligne Gabriel Balieu. 
 
Les conducteurs de tram, quant à eux, doivent aussi faire face au stress, mais de manière moins intense. «La différence, c’est qu’une partie importante du réseau est en site propre. Et puis, le tram est toujours prioritaire, contrairement au bus.» 
 
Lors de leur formation, les chauffeurs apprennent à réagir correctement face à différentes situations, notamment tendues. «On leur apprend donc à rester calme en toutes circonstances», précise-t-il. 
 
Pour les trois ans à venir, de gros projets attendent la STIB. «Nous allons convertir la ligne prémétro, où circulent actuellement des trams, en ligne métro. Un tunnel sous-terrain va également être construit pour relier la gare du Nord à Bordet. Un dépôt métro y prendra donc place. L’achat de nouveaux véhicules dans le futur nécessitera notamment l’adaptation de nos dépôts et la recherche de nouvelles compétences», développe Gabriel Balieu. 
 
Pour l’instant, la STIB, ce sont 680 bus en exploitation, 402 trams et 66 métros. Voici pour la face visible. Derrière, il y a les coulisses. «À la STIB, vous retrouvez quasiment tous les métiers possibles. Seuls la restauration, le nettoyage des bureaux et la visite médicale sont aujourd’hui confiés à des sous-traitants.» 
SABRINA BERHIN  

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