Etude job crafting. Un Belge sur deux personnalise son job.

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Le job crafting, soit la « personnalisation de son job » est en vogue. D’après une étude, 47% des travailleurs belges y ont recours. Une des principale raison est la combinaison de ses vies privée et professionnelle. 
 
Qu’est-ce que le job crafting ? D’après Securex, le spécialiste des services RH, «le job crafting consiste à ce que le travailleur personnalise son travail, que ce soit en apportant des modifications ou des glissements dans ses tâches, en étendant celles-ci (comme les contacts avec la clientèle), mais aussi en faisant l’acquisition de certaines aptitudes. Le job crafting est donc une initiative individuelle du travailleur, prise en concertation avec le supérieur et les collègues». 
 
Une étude menée dans le cadre de la Chaire Securex (Université de Gand) auprès de 1754 travailleurs révèle que près de la moitié (47 %) des travailleurs belges disent personnaliser leur job : 43 % des ouvriers, 47,9 % des employés et même 58 % des cadres. «Le job crafting n’est donc pas uniquement réservé aux cadres, même si la fréquence et la forme peuvent varier comparativement aux ouvriers et aux employés. En effet, les cadres bénéficient généralement de plus de possibilités et d’autonomie pour apporter des changements dans leur travail, contrairement aux ouvriers qui ont souvent moins l’impression de pouvoir influencer le contenu de leur fonction», explique Securex. 
 
POUR LA VIE PRIVÉE 
 
Toujours selon cette étude, plus de 75 % des travailleurs qui s’adonnent au job crafting cherchent ainsi à ce que leur job corresponde mieux à leurs attentes. Parmi les autres raisons, les travailleurs citent également la recherche d’un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle (65,1%), l’objectif d’une promotion (53,7 %) ou la création d’opportunités personnelles plus importantes sur le marché du travail (50,5 %). 
 
Le job crafting permettrait plus d’efficacité. « Les travailleurs qui remodèlent leur emploi sont 16 % plus productifs que les autres. De plus, ils présentent également une plus grande implication dans leur travail et leur organisation (respectivement 13 % et 15 %), d’autant plus s’ils briguent une promotion.» 
 
Un job crafter est plus engagé qu’un « non job crafter ». « Il est plus dynamique dans son travail et ne rechigne pas à déployer des efforts supplémentaires. Remodeler son propre travail peut donc permettre de faire mieux correspondre les exigences d’une fonction avec les talents du travailleur. Mais cela peut également être l’inverse : un travailleur engagé prendra plus facilement l’initiative de personnaliser son job. » 
 
Un job crafter est aussi 21% plus innovant. «Les travailleurs qui façonnent leur travail de leur propre chef cherchent plus facilement des solutions novatrices pour relever les défis professionnels et réfléchissent plus souvent aux moyens d’améliorer les processus de travail.» 
 
Enfin, un job crafter affiche une plus grande satisfaction qu’un travailleur qui n’adapte pas le contenu de son job (+ 11 %).

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