Boucherie: la force de l'intérim dans le secteur

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64 % des contrats en 2014 étaient de type intérimaire, contre 16 % de CDI 
 
Le métier de boucher est en pénurie, et ce malgré une baisse de l’offre entre 2013 et 2014. L’an dernier, elles étaient au nombre de 469. D’après le Forem, les contrats intérimaires y sont les plus proposés, suivi par les CDI et CDD. 
 
Pas facile, à l’heure actuelle, de trouver chaussure à son pied dans le domaine de la boucherie. D’autant plus que l’expérience est très souvent recherchée. D’après le Forem, «une expérience dans le métier est quasi unanimement requise par les employeurs, qui recherchent notamment beaucoup de candidats ayant plus d’un an d’expérience. Le français est par contre la seule langue véritablement utile pour ce métier». 
 
En 2014, 469 offres d’emploi ont été recensées par le service public de l’emploi, contre 588 en 2013. «Malgré deux baisses consécutives du nombre d’offres reçues par le Forem depuis 2012, avec 469 offres en 2014, le métier de boucher fait partie de la liste des fonctions critiques et des métiers en pénurie.» 
 
L’an dernier, 64 % des contrats étaient de type intérimaire, contre 33 % dans les autres métiers ; 16 % étaient des CDI (contre 24 % pour les autres) ; et 10 % étaient des CDD (contre 20 % pour les autres). Et le service public de préciser : « Le régime de travail est dans l’immense majorité des cas à temps plein de jour. » 
 
Les employeurs sont variés : commerce de détail, industrie alimentaire, services aux particuliers et aux entreprises, commerce de gros, horeca (hôtels, restaurants, cafés), culture, loisirs et tourisme. «Les préparateurs en produits carnés (qui font, entre autres, référence aux bouchers) sont essentiellement recherchés par les entreprises du secteur du commerce de détail (70 %) et dans une moindre mesure par celui des industries alimentaires (14%)», précise le Forem. 
 
Enfin, des différences existent également entre les régions. En 2014, les opportunités d’emploi étaient beaucoup plus importantes dans le Hainaut (42 %), en province de Liège (22 %) et de Namur (16 %). 
 
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Les avantages variés du métier de boucher 
 
Le centre de formation EFP Bruxelles intègre le métier de boucher dans son offre. Deux conditions sont requises pour suivre la formation : avoir 15 ans accomplis et avoir suivi au moins les deux premières années de l’enseignement secondaire. 
 
D’après EFP, les avantages d’un tel métier sont multiples. Parmi les points positifs relevés par le centre de formation, nous retrouvons le contact avec le client, la diversité du métier, les débouchés sur le marché du travail, le plaisir et la satisfaction du client content, la présentation de produits de terroir et la valorisation des viandes. Par contre, face à tous ces avantages énumérés, il ne faut pas se voiler la face : le métier de boucher nécessite tout de même d’être physiquement solide. Il requiert également un important investissement de base et peut se révéler dangereux de par l’utilisation de couteaux.
 
S.B. 

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